Témoignages

shibari paris, Seb KinbakuMalice : Modèle Shibari Paris

Un drap se tend, une lumière s’éteint, une autre s’allume. Le regard de mon Encordeur s’assombrit, notre pas de deux va débuter. Petite, timide je me tiens droite, immobile. Je sens Sa chaleur derrière moi, Il s’empare de mes mains, mon cou, ma poitrine. Mon souffle se fait court, je fonds. Je sais qu’Il va me façonner à son imagination, me transformer, objet d’art éphémère.
Ma peau répond à chaque effleurement, à chaque douce morsure. Je ne suis plus petite, je ne suis plus timide, je ne suis plus qu’un corps empli de désirs et de plaisirs. Une corde se resserre, mon corps ploie, guidé, emporté par Ses liens. L’inconfort augmente, je ne touche plus le sol, j’ai mal. Il plonge Son regard dans le mien, la douleur se transforme en douceur, je soupire d’aise, je gémis, je me sens bien.
Mon corps flotte, il ne fait plus qu’un avec Ses cordes, mon corps est Sien, il le perfectionne de mille détails.
Mon esprit s’envole “Tu es loin” me susurre t il; “Non je suis là tout près de Vous”, seul un murmure m’échappe.
Je tourne, les liens se font et se défont. Cavalier expert, Il me guide, danseuse aérienne, dans une chorégraphie sensuelle. Mon plaisir monte au gré de Ses envies.
Le temps se suspend alors. Je me sens belle, je me sens intemporelle, je ne veux jamais redescendre.
Mais déjà je sens les cordes m’échapper, certaines s’accrochent, elles ne veulent pas me libérer. Je touche terre, Ses bras, Sa chaleur m’enveloppent à nouveau.
Douce transition du Paradis vers la Terre. Je m’abandonne une nouvelle fois à Lui, mon Ange, mon Shibariste. Je ne suis plus belle ni intemporelle, je suis moi.
Juste moi.
Modèle & Texte : Malice


 

la nuit démonia / Seb Kinbaku / Shibari et kinbaku / Shibariste Paris

Performance Shibari « La Nuit Démonia 2015 »

Missy Body : Modèle Shibari Paris

Un tourment me traverse, une tristesse m’envahit, cette sensation de mal qui me traverse doit elle rester ?

Je sais comment vouloir partir et c’est par le biais des cordes que mon choix se tournera… Je me détends, genoux au sol, confiant mon corps et mon âme à celui qui m’emmènera. Je ferme les yeux et mon voyage commence, mes autres sens s’installent: l’ouïe, j’entends ces pas, ces frottements de cordes, cette respiration lente à laquelle la mienne s’accorde; désormais le toucher, je ne touche rien, ces mains me traversent, alternant caresse et volupté, non rien de malveillant ni de sexuel juste sensoriel; puis tout commence vraiment une corde après l’autre me prenant chaque membre pour une position qui m’est inconnue, tirant pour une douleur saine et certaine. Mon cœur s’emballe puis me voilà dans l’errance, quelques instants attachée, suspendue au temps, ne laissant place qu’à la fuite de ces sensations noires, mon âme se vide, se purifie et je sais que maintenant je vais bien, je vais mieux. Il est possible maintenant de me détacher arrivant au sol complément nue de tout maux, je suis Bien, je suis vide, j’ai traversé le temps.
Voilà ce que représentent les cordes pour moi.

Modèle et Texte : Missy Body

 

Modèle Shibari Paris

Il est l’heure, je me déshabille, l’envie d’être entre ses mains augmente, l’excitation m’envahit, je ne veux qu’une chose, être livrée à lui dans les cordes.
Nous nous regardons puis je me mets à genoux dos à lui. Il pose ses mains sur moi, un frisson m’envahit. Le frisson que seules les modèles peuvent comprendre. 
Puis il attrape la première corde que je sens passer autour de mes poignets, je me laisse aller, il peut tout faire de moi. Je le sens contre moi pendant que les cordes glissent autour de mon corps. Je ne veux pas que ce moment se termine, je veux que ce moment s’éternise.
Petit à petit les cordes descendent sur mon corps, je les sens autour de mes seins, de mon bassin, de mes jambes. Mon cerveau est en ébullition mais en même temps mon corps est totalement relâché…
Je sens qu’il me hisse en l’air que bientôt je ne toucherai plus le sol et l’adrénaline monte en flèche. Il touche mon corps, je frissonne. Il m’embrasse, me regarde droit dans les yeux je frissonne encore plus. Je ne veux plus que ça s’arrête, je me sens tellement bien dans ces cordes. Puis le moment de la redescente arrive, il me pose au sol, retire les cordes au fur et à mesure. Je suis dans un état second complètement déconnectée du monde qui m’entoure mais toujours en contact avec lui. Il me prend dans ses bras et nous partageons le moment d’intense plaisir que nous avons eu.

Merci, merci, merci pour ces moments si bons et si particuliers que tu me fais vivre à chaque fois. Tu es une rencontre que je n’oublierai jamais, tu seras toujours à mes yeux une personne extraordinaire.

Texte : Anonyme


 

Session shibari Talia / Seb Kinbaku / Shibari et kinbaku / Shibariste Paris

Talia : Modèle Shibari Paris

Nous sommes sur la scène, des dizaines de personnes nous regardent.
Devant eux, il ouvre ma robe et la laisse tomber à mes pieds, nos regards se croisent, nous sourions.
Puis, il m’entraîne au centre sous le crochet face aux lumières vives et m’asseoit sur mes talons.
Il me bande les yeux, comme ça je pourrai partir où je veux a t il dit …
Ses bras entourent mes épaules et il déroule la première corde.
Il caresse mes seins et mon cou avec elle, avant de ramener doucement mes poignets dans mon dos et de les lier.
Déjà, mon coeur s’accélère quand ses doigts me frôlent.
Les cordes s’enroulent autour de mes bras et de ma poitrine, glissant délicieusement sur moi à chaque passage.
Une autre corde me hisse à genoux.
J’entends la musique d’ambiance.
Je sens le pincement de mes tétons et je reconnais la morsure des baguettes, je souris à ce souvenir …
Ma taille est enlacée, ma jambe entourée, ma cheville capturée.
Je perçois le contact chaud de ses mains et son souffle parfois, le mien s’accélère.
J’arrive à ce moment où les cordes ne sont plus oppressantes mais enveloppantes.
Je me laisse aller, je suis prête pour ce voyage avec lui.
Mon corps s’élève, suspendu sur le côté, je suis légère.
Il me fait tourner sur moi même, je n’ai plus aucun repère.
Puis, il s’installe derrière moi et je devine la cire qui goutte sur ma peau.
Petit à petit, elle remonte vers mes seins et mon cou à mesure qu’il écarte mes cheveux.
Une vague de chaleur m’envahit.
Ses doigts frôlent mon visage, ses mots chuchotés me bercent.
La musique s’éloigne, les gens n’existent plus.
Je tourne encore et la cire coule toujours, je pars …
Je plonge au fond de moi, plus rien n’existe que cette sensation de plénitude.
Il descend une de mes jambes et soudain je plonge vraiment car il a détendu le lien fixé près de ma poitrine.
J’ai la tête en bas mais les cordes me retiennent comme du lierre enroulé autour de moi, souple mais résistant.
Je n’entend plus la musique ni le bruit de la foule, mais lui est là, rassurant, et moi je suis loin …
C’est à peine si je réalise qu’il me redescend, me donnant le signal du retour.
Je touche le sol doucement, je suis étendue contre lui, il me parle.
Les cordes m’abandonnent une à une, alors il couvre mon corps qui frissonne.
Il m’enlace, c’est fini.
Il retire le bandeau et j’ouvre les yeux, éblouie par les lumières.
Je tourne la tête pour le voir, je me perds dans ses yeux, nous nous embrassons.
Les applaudissements s’élèvent.
Je suis assise sur le sol contre lui, épuisée mais sereine, comme ivre d’émotions …

Texte : Talia


Performance shibari fetnight / Seb Kinbaku / Shibari et kinbaku Paris

Anonyme & Malice : Modèles Shibari Paris

Ce soir là, nous nous attendions à tout sauf à ce moment toutes les deux. Un moment de partage à trois dans les cordes. Placées dos à dos, nos mains se sont naturellement trouvées. Les cordes nous ont encore plus rapproché, lié et nous avons vécu des sensations de folie. Chacune ressentait ce que l’autre ressentait, comme si nous avions fusionné et ne faisions plus qu’une seule et même personne. Une corde tirée, un sein pincé, une fesse malmenée… Un frisson, une caresse, un baiser volé… Et toujours nos mains sont restées enlacées, se crispant l’une sur l’autre à chaque nouvelle émotion, nous ancrant encore plus l’une en l’autre. Ce moment plein de sensualité et de douleur nous a projeté dans une bulle. Il n’y avait que nous trois, évoluant, communiquant dans une osmose parfaite, isolés du public, de la soirée, du reste du monde. Il n’y avait plus de musique que nos soupirs, cris et gémissements. Il n’y avait plus de sensations que la chaleur de nos corps, des cordes et Toi. Toujours, nous nous rappellerons de ce moment si intense que nous avons vécu avec toi et grâce à toi dans la douceur de tes cordes. Merci pour tout.

Texte : Anonyme et Malice


 

Session shibari Talia / Seb Kinbaku / Shibari et kinbaku / Shibariste Paris

Talia : Modèle Shibari Paris

Premier voyage … Je suis face à lui, il va m’accueillir dans ses cordes, je vais lui offrir mon corps. L’espace d’un instant, le temps d’un partage complice. Je sais que lorsqu’il me met à genoux, les mains dans le dos, tout va commencer, mais, je ne sais pas où nous allons. Il prend possession de mes poignets et ses cordes m’entourent et m’enlacent la poitrine et les épaules. Elles m’enveloppent doucement mais fermement, j’aime ces sensations. Il me relève et ses gestes m’enchaînent un peu plus, le ventre, les chevilles et les jambes. Je suis debout, le souffle court, je suis déséquilibrée, totalement dépendante de lui. Les cordes semblent se resserrer et m’oppresser. Puis, tout s’accélère et je quitte le sol, un peu repliée sur moi même, comme timide mais légère. Une sensation de chaleur me ramène à lui, la cire goutte sur mon corps frissonnant, elle coule au creux de mon cou. Je repose les pieds mais pas pour longtemps car de nouveau mon corps bascule. Je sens la pression sur ma poitrine, mon ventre et mes chevilles. Puis, vient le moment où mon corps apprivoise les cordes, elles font partie de moi. Je me sens bien, je me sens belle. Je plonge, bercée par les grincements du bois, ma respiration s’apaise. Mais déjà, il me redescend et m’allonge confortablement pour me déshabiller une nouvelle fois. Mon corps retient ses cordes sans que je m’en aperçoive, c’est lui qui me le dit. Alors, ses bras viennent consoler et réchauffer mon corps qui tremble …

 Texte : Talia Corda


cession shibari ema rose / Seb Kinbaku / Shibari et kinbaku / Shibariste Paris

Ema Rose : Modèle Shibari Paris

C est le matin,
Je regarde par la fenêtre, le paysage est magnifique.
Je me sens bien.
Je regarde les cordes suspendues.
Je les effleure, je les sent et ressent sur moi.
Je ne résiste pas.
A ce moment là, je regarde mon encordeur.
Il comprend et me sourit.
Encorde moi.
Il s approche, me prend dans ses bras, je le regarde.
Mon regard se perd dans le sien.
Il saisit une corde.
Sans m en Apercevoir, elle glisse déjà sur ma peau.
Mon corps commence à vibrer.
Il se connecte.
Encordée, j’ ai le sentiment d être invincible, comme protégé par un bouclier.
Il ne peut rien m arriver.
Je sens qu elles m emmènent, m emportent, m aspirent peu à peu.
Puis, elle finissent par me bercer complément.
Mon esprit s évade.
Avide de voyage, je me laisse emporter, car, je sais que ce doux moment ne va pas durer…
Réveillée, j ai froid, j en veux encore et en|corps.
J en reclame, je me perds.
Je cherche son regard, je sais qu il est là, qu il me regarde, qu il ne me quitte pas des yeux.
Il me protege…
J aperçois alors un sourire qui me rassure.
Il est là, tout pres de moi. Il prend ma main.
Il sait, il me libère, je ne veux pas.
Mon corps refuse la libération , il se crispe.
Je me détends au son de sa voix.
Il me faut un temps afin de comprendre que les cordes ne sont plus là.
Je ne peux plus m en passer, m en séparer.
Je réalise soudain, qu’elles m’ apaisent…
Elles me libèrent de mes maux, qui se transforment en mots, pour devenir MO.
Je suis femme, je suis belle, je suis moi.
Apaisée, je suis bien, juste bien…

Texte : Ema Rose


Session shibari Clara / Seb Kinbaku / Shibari et kinbaku / Shibariste Paris

Clara : Modèle Shibari Paris

Tout d’abord je pense qu’il faut être en grande confiance pour cette expérience hors normes. mais passé un certain cap d’appréhension, comme par exemple “je ne pourrai plus bouger”, “cela fait mal”, en fait il n’en est rien. on ressent je trouve une sorte d’ivresse, on sort de soi-même.

On ressent une immense sensualité qui est transfigurée par les cordes. je pense que certaines encordées peuvent même être dans un état second, ça ne m’étonnerait pas. sans pour autant en arriver là, ça a été une expérience unique, je me suis sentie belle, désirée, et le point culminant a été la suspension.

Je n’étais pas prisonnière du tout, bien au contraire, j’étais libérée du joug de la société et pouvais exprimer toute ma sensualité sans entraves autres que les cordes, bien là pour décupler le plaisir et le désir et non pour me soumettre.

Voilà ce que j’ai ressenti et j’espère pouvoir le ressentir encore…

Texte : Clara


 

Session shibari Verah / Seb Kinbaku / Shibari et kinbaku / Shibariste Paris

Verah : Modèle Shibari Paris

D’emblée, ce qui frappe lorsque l’on est encordée, c’est le rapport
nouveau à la sensualité qui est instauré. Celle du contact,
épidermique, des cordes, de leur matière, leur épaisseur, qui viennent s’apposer délicatement sur la peau ou s’inscrire plus férocement dans la chair.
Mais qu’elles soient douces, rèches, cela importe peu, face à la sensualité du shibariste. Un bras ferme qui vient passer une corde autour de notre buste, une main qui la resserre en frôlant notre peau, et des doigts experts qui l’ajustent.
Ce sont ces mains au service des cordes qui nous font découvrir la juste mesure de notre propre corps : l’épaisseur de la chair d’une jambe liée, la souplesse d’une épaule ramenée en arrière, la forme de doigts engourdis, les limites d’un dos cambré par une suspension durant laquelle on prend conscience du poids
de son corps.
La confiance en celui qui nous lie s’instaure d’autant qu’elle est nécessaire au lâcher-prise et favorise cette (re)découverte du corps.
L’une et l’autre s’alimentent et permettent véritablement de nous faire sentir qu’on habite pleinement son corps. Les liens qui s’instaurent alors dépassent de loin ceux des seules cordes dans lesquelles on est prise.

Texte : Verah


SHIBARI : SEB KINBAKU

Seb Kinbaku / Shibari Artist Paris

Kneel.
Those words so many times I’ve heard.
Your breath hot down my neck. Your hands soft and strong around me. Your ropes encasing me.
Your words give me chills. Every time.

Are you ok?
I can feel your concern. I can feel your desire. Through those binds I can feel you loving me. I can feel myself loving you. Emotions flow within the jute you wrap me in. Is it your hunger for me that lifts me? Or is your ropes?
Yes I am, I am more than ok : I am yours.

You’re beautiful.
When you tie me I feel so free. You make me exceptional and unique, a piece of art.
When you tie me I feel so deeply connected to you and to myself.
I am not beautiful, you make me beautiful.

Come back to me.
But I never left you. This dance we danced so many times, us entwined with your ropes, it’s like love making. It’s like a shared laugh. It’s like looking deep into your eyes and whispering I love you. It makes me closer and closer to you.

I love you.
I love you too. Thank you for being you. Kinbaku, Shibari, it’s our choreography. It’s friendship. It’s self love. It’s letting go. It’s an adventure. It’s love.

Malice Kinbaku

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